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Les tiques, ces satanés bêtes!

Ahhh ces tiques... Hier encore, je rentrais de balade, j’inspectais mon chien et retrouvais 4 tiques bien nichées dans ses oreilles et sur son corps. Mais qu’est-ce donc ? Quels en sont les risques ? Et comment prévenir cela ?


Les tiques, qu'est-ce donc?



Les tiques font parties de la famille des arachnides avec les araignées et les scorpions. Il en existe environ 850 espèces dans le monde entier avec une quarantaine d’espèces en France. La taille des tiques peut varier.

Elle se déplace en marchant et grâce aux animaux auxquels elle s’accroche. Sa présence est effective toute l’année (elle survit entre -20°C et +41°C) mais elle est vraiment importante durant le printemps et en automne, période où les conditions climatiques sont optimales pour elle avec une température et une humidité idéale.



L’autre condition environnementale pour elle est la nécessité de végétaux présents.

Pour cela, on retrouve majoritairement la tique dans les massifs forestiers mais on peut également la trouver dans les jardins, prairies, parcs…



Elle est une espèce hématophage, c’est-à-dire qu’elle se nourrit du sang d’être vivant, appelé « hôte » : chien, chat, humain, vache, écureuil, lapin…

Pour se nourrir de ses hôtes, la tique s’accroche dans les feuilles mortes, dans les buissons ou sur une herbe haute en tendant ses 2 pattes avant qui comportent l’organe sensoriel de Haller qui leur permettent de repérer les vibrations et la chaleur des êtres vivants.

Dans toute sa vie, la tique effectue 3 repas en fonction de ses phases durant ses 3 à 6 ans de vie.


La tique a donc 3 stades de vie et pour évoluer au suivant, elle doit s’octroyer un petit smoothie sanguin ! Les femelles adultes pondent sur le sol. Leurs œufs éclosent et les larves en sortent. Les larves grimpent en haut des végétaux et attendent de s’accrocher à un hôte. Après ce premier repas, elle se décroche puis retombe sur le sol où elles deviennent des nymphes. Ces mêmes nymphes remontent sur les végétaux et se réaccroche sur un hôte où elles se nourrissent puis rechutent pour se transformer en adulte mâle ou femelle. Enfin, les adultes réitèrent le schéma avant de se féconder.

source : ESCCAP France


 

Quels risques amènent les tiques ?


Le problème des tiques est que certaines sont vectrices d’agents pathogènes. Elles peuvent s’infecter lors de leurs repas sur des hôtes et les transmettre ensuite aux prochains hôtes via leur salive ou à leurs œufs. Elles peuvent transmettre de nombreuses bactéries, virus et parasites. Elles sont le 1er vecteur d’agents pathogènes chez les animaux en Europe.


Ces agents pathogènes peuvent aboutir à de nombreuses maladies en fonction de son origine :

Bactérienne

maladie de Lyme, Bartonellose, Tularémie...

Virale

Parasitaire


  Chez le chien, la maladie principale est la piroplasmose provoquant la destruction des globules rouges et occasionnant ainsi une anémie et une atteinte rénale. En cas de morsure de tique, observez-bien ses babines, ses urines et son état général. Si vous trouvez ses babines pâles, ses urines foncées et/ou une faiblesse générale, courrez chez le vétérinaire. Moins fréquemment, le chien peut aussi être affecté par l’ehrlichiose et les anaplasmoses (fièvre, abattement, perte d’appétit, pouvant évoluer vers des troubles hémorragiques), ou encore la boréliose (ou maladie de Lyme : fièvre, douleurs articulaires se manifestant par une boiterie, abattement…). 



Chez le chat, les tiques peuvent aussi leur transmettre la piroplasmose ainsi que l’ehrlichiose et l’anaplasmose mais il est très rare que ces agents entraînent une véritable maladie, sauf en cas d’immunodépression.





Chez l’humain, les principales maladies sont la maladie de Lyme et l’encéphalite à tique. L’encéphalite à tique impliquent des symptômes grippaux dans 20 à 40% des infections : fièvre, céphalées, courbatures… Elle peut aussi évoluer vers une forme plus grave de type méningites. Cependant, la plus connue est la maladie de Lyme. Il faut savoir que quelques jours après la piqûre, un érythème migrant (cercle rouge autour du point de morsure) apparaît et s’étend en cas d’infection. Il faudra alors consulter au plus vite un médecin et un traitement antibiotique sera alors mis en place, enrayant ainsi la maladie. Si l’on n’intervient pas à temps, la maladie peut provoquer des atteintes cutanées, musculaires, neurologiques et articulaires importantes. D’où l’importance d’un diagnostic rapide !



 

Mais alors, comment prévenir le risque d’infection ?


1.      Limitez les accès aux zones fortement fréquentées des tiques. C’est parfois compliqué mais privilégiez un sentier dégagé face à un sentier broussailleux par exemple.

2.      Inspecter votre animal et vous-même : palpez votre animal de la tête à la queue, en utilisant vos doigts comme peigne. Vous pourrez ainsi sentir toute petite bosse pouvant être suspecte. Portez une attention particulière sous le collier, dans l’aine, entre les orteils et dans les oreilles. Soyez minutieux sur l’inspection de votre corps également.

3.      Traitez votre animal préventivement avec un produit contre les tiques. Il en existe de nombreux en comprimé, pipette ou collier à vous de définir ce qui serait le plus adapté en fonction de votre animal et n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire. Attention, aucun traitement n’est efficace à 100%, restez vigilent.

4.      Pour vous : portez des chaussures fermées et des vêtements couvrants lors des balades, évitez de marcher au milieu des herbes hautes et privilégiez les chemins dégagés

5.      Usez de répulsifs de type vinaigre des 4 voleurs ou de ceux disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).


 

Que faire en cas de morsure ?



Aïe, vous voyez une tique sur votre animal ou vous-même? Enlevez-la à l’aide d’un tire-tique. N’utilisez pas d’éther, désinfectant ou d’alcool sur la tique car vous risquez de la faire régurgiter, augmentant ainsi le risque de transmission d’agents infectieux. Ne tirez pas et n’appuyez pas non plus sur la tique, vous y laisserez un morceau sous la peau et la ferez régurgiter également. Désinfectez la plaie après avoir retiré la tique. Surveillez bien la zone mordue pendant un bon mois et consultez le vétérinaire ou votre médecin en cas d’apparition d’un cercle rouge autour de la zone, fièvre, douleur articulaire ou encore fatigue.

 

Concernant le tire-tique, c’est la méthode de retrait la plus sécurisé. Pour l’utiliser correctement, il suffit de glisser le crochet sous la tique, au plus près de la peau. Tournez doucement jusqu’à ce que le tique se décroche. Désinfectez la plaie et surveillez l’évolution.


Dès le moindre signe, consultez immédiatement votre médecin ou le vétérinaire de votre animal qui effectuera des tests et vous prescrira un traitement adapté. Sachez que plus la maladie est prise tôt, meilleure sont les chances de guérison.



Sources:


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